2.5 Effekter av og spenninger knyttet til (økt) kommersialisering
2.5.3 Vil de positive eller negative effektene dominere på sikt?
Le mensonge est une pratique interpersonnelle courante. Considéré comme une forme ancielle dont les toléré dans le milieu politique que dans le milieu des recherches scientifiques. De même, il est plus condamné dans les sociétés démocratiques
que dans les sociétés autocratiques et totalitaires.
La présente recherche porte sur les mensonges de légitimation émis par des entrepreneurs de PNE tunisiennes. De ce fait, il est important de définir ce que nous entendons dire par PNE et n relatifs au développement de ces structures.
1. Définition de la petite et nouvelle entreprise
termes « petit » et « nouveau » renvoyant, respectivement, à un élément dont la dimension est moindre que la taille normale et existant depuis peu de temps, chacun estime selon sa perception si une entreprise vérifie ces critères ou non. Toutefois, le jugement apporté est susceptible de -delà de ce qui a été proposé, et à développer une nouvelle définition que nous estimons être plus fondée. Pour ce faire, nous allons, dans ce qui suit, exposer les définitions attribuées aux « petites entreprises » et celles attribuées aux « nouvelles entreprises », ainsi que leurs modes de propriété.
1.1. Définition de la petite entreprise À
les caractéristiques
Définitions quantitatives
Stokes et Wilson (2006) remarquent que des paramètres numériques sont souvent utilisés pour distinguer entre les petites et les grandes entreprises. La Commission E
ises en « micro », « petite » ou « moyenne bilan annuel. Tableau 32 : Catégories des entreprises Nombre de salariés
Total du bilan annuel
Micro < 10
Petite < 50 Moyenne < 250
Source : Commission européenne (2006)2
2 Recommandation 2003/261/CE de la Commission ; Représentation en référence à Commission européenne
Chapitre 4
Les seuils présentés ci-
ne sont pas pris en tant que référence internationale.
Tableau 33 : prises par
région
Union européenne Australie États-
Micro < 10 <5 -
Petite [10-49] [5-19] 100
Moyenne [50-249] [20-200] ] 100-500]
Source : Lee-Ross et Lashley (2010, p. 10)
Tableau 34 : Classification des Catégories
Micro <6
Petite [6-49]
Moyenne [50-199]
Grande 200
Source : Répertoire national des entreprises (2016, p. 74) 3
Outre les variations signalées entre les pays et les régions, les seuils fluctuent entre les secteurs
Tableau 35 : Variation du seuil de classement des entreprises en fonction des
millions de dollars Nombre Agriculture < 20.5 $ - Minier - <1500 Manufacturier - <1500 Vente en gros - < 250 Vente en détail < 38.5 $ - Construction < 36.5 $ -
United States Small Business administration (SBA) 4
3 Chromeextension://oemmndcbldboiebfnladdacbdfmadadm/http://www.ins.nat.tn/sites/default/files/publica
tion/pdf/RNE-2016-web15.pdf
4 Chromeextension://oemmndcbldboiebfnladdacbdfmadadm/https://www.sba.gov/sites/default/files/advoca
à identifier leur régime d'imposition et à bénéficier du programme d'assistance adéquat. Toutefois, Lee-Ross et Lashley (2010) signalent que de telles mesures ont des limites. D'une entre les entreprises est très difficile à élaborer. Par exemple, d'après le tableau ci-dessus, une
devient de plus en plus problématique en raison des variations de la durée de travail. En effet, les emplois à temps plein sont devenus moins préférés aux emplois à temps partiel, occasionnels ou temporaires. D'autre part, les mesures financières, telles que le chiffre d'affaires et la valeur du bilan, présentent des problèmes sectoriels similaires. Par exemple, les grossistes ont tendance à avoir un niveau de ventes élevé,
des sociétés de services réalisant une marge plus élevée à un même total bilan annuel. Par ailleurs, les définitions quantifiables omettent de prendre en compte le niveau de développement technologique. Une entreprise peut, par exemple, employer très peu de salariés
change rendent les comparaisons entre les pays inappropriées.
Il a été noté dans le rapport de la Commission Européenne que : « Afin de déterminer si une
peut être très petite à cet égard, mais, si elle a accès à des ressources supplémentaires considérables (par exemple,
entreprises dont la structure est complexe, une analyse plus approfondie est requise » 5 (p. 4).
Ainsi, des aspects à caractère qualitatif des petites entreprises doivent être mis en avant. Ces aspects sont exposés, dans le paragraphe suivant, à travers un ensemble de définitions.
5 Ares (2016)956541 - 24/02/2016 ; chrome-
extension://oemmndcbldboiebfnladdacbdfmadadm/https://www.chequesentreprises.be/nostra_stat_files/guideP ME_EU.pdf
Chapitre 4
Définitions qualitatives
Dans le but de surmonter les limites des définitions quantitatives, plusieurs caractéristiques firmes, établi au Royaume-Uni et présidé par J.E. Bolton, mentionne, dans son rapport publié en 197
personnalisée. Elles ont une part relativement faible du marché en termes économiques. Elles sont indépendantes de toute structure externe et leurs propriétaires sont libres de tout contrôle extérieur dans leurs principales décisions.
Lee-
critiques énonçant que es
entreprises. En effet, ces dernières peuvent opérer dans une niche très spécialisée ou une région géographique très limitée, où elles ont une part de marché relativement élevée. Par ailleurs, leur indépendance est difficile à mesurer. La définition de Bolton (1971) exclu les franchises, mais omet de se prononcer vis-à-vis des sous-traitances conclues, dans certains cas, avec un seul gros client.
e leurs produits par rapport à ceux des concurrents sont des facteurs clés conditionnant leur succès ou leur échec. De même, les changements structurels par lesquels elles passent conditionnent leur survie et développement.
Lee-Ross et Lashley (2010, p. 8)
grandes entreprises au même niveau que les petites.
En adoptant la logique de Bolton (1971) et de Wynarczyk et al. (1993), Holmes et Schaper (2018) proposent la liste des éléments spécifiques aux petites entreprises suivante :
Le management et la propriété sont rarement séparés.
Le contrôle et les décisions se font par une ou deux personnes généralement apparentées.
La sécurité du propriétaire est nécessaire pour assurer le remboursement des dettes de prise. De ce fait, le principe de la responsabilité limitée est rarement existant. Le niveau et le nombre des relations contractuelles et formelles sont limités.
Les objectifs personnels du propriétaire guident et influencent directement les orientations d
Hang et Wang (2012, p. 94) relèvent des différences entre le processus de prise de décision dans les petites entreprises et le processus de prise de décision dans les grandes entreprises. Dans ce sens, McGregor et Tweed (2001, p. 280) expliquent que, dans les petites entreprises, personnalité de ce dernier, son expérience et ses connaissances influencent directement les décisions organisationnelles. Le tableau suivant illustre les différences entre les petites et les grandes entreprises lors de la prise de décision.
Tableau 36 : Différences entre petites et grandes entreprises lors de la prise de décision
Grandes entreprises Petites entreprises
Disponibilité des ressources
Ressources disponibles et diversifiées. Ressources limitées. Collecte des informations
Plusieurs sources
est analysée et interprétée par plusieurs personnes.
Centralisation de la décision
La prise de décision est décentralisée/ délégation.
Chapitre 4
Grandes entreprises Petites entreprises
Caractéristiques de la décision
La décision émerge de la négociation et du partage des valeurs organisationnelles.
La décision dépend des capacités cognitives de personnalité, de ses valeurs et de son expérience.
Formalisation de la décision Décision formalisée et écrite. Procédures claires et préétablies.
Décision peu formalisée.
Absence de manuel détaillant son opérationnalisation.
Communication interne
Système de communication formelle développé.
Coordination entre les membres.
Système de communication peu structuré. Prédominance de la communication informelle. Source : Liberman et al. (2010, p. 74)
En vue de tenir compte des définitions quantitatives et qualitatives de la petite entreprise, nous adoptons les caractéristiques énoncées par Al Najar et al. (2006).
Tableau 37 : Caractéristiques quantitatives et qualitatives des petites entreprises
Caractéristiques Description
Quantitatives limité).
Qualitatives
Le processus de production est faiblement automatisé.
cotée en bourse.
Source :
Pour résumer, tout comme Alhajeri (2012, p. 45), nous considérons une entreprise comme petite
1.2. Définition de la nouvelle entreprise
La nouveauté est souvent associée à la notion du temps. Un nouveau-né pour faire référence à un en
t al. (1994), Neubaum,
recherches pour reconnaître une nouvelle entreprise.
Tableau 38 :
Auteurs Intervalles
Neubaum et al. (2004) [0 -8] ans
Rasmussen (2009) [0-3] ans
Ueberbacher et al. (2013) [0-5] ans
Source : Synthèse de la littérature
effet, Amason et al. (2006, p. 26) notent que toutes les entreprises ayant le même âge ne sont pas forcément to
effet,
suivantes :
Elle introduit un nouveau produit sur le marché. Elle emploie de nouvelles méthodes de production. Elle crée un nouveau marché.
Elle génère une réorganisation industrielle.
ois caractéristiques est considérée comme nouvelle.
Chapitre 4
et récentes entreprises, -ci et son niveau de maturité nous semblent cependant être des indicateurs fiables. De ce fait, nous allons adopter la définition de Zimmerman et Zeitz (2002, p. 414) énonçant que la nouvelle entrep
années attestent de sa création, de son entrée sur le marché et de ses premiers pas pour grandir et se développer.
1.3. Modes de propriété de la petite et nouvelle entreprise
Compte tenu des définitions présentées précédemment, les petites entreprises sont supposées, entre autres, être gérées en interne par leurs propriétaires. Elles ne doivent pas être cotées en trois modes de propriété de la petite entreprise possibles, précisément : la propriété individuelle, la copropriété et la propriété familiale.
Propriété individuelle
plus courante pour commencer un
propriétaire. À cet effet, Minars (2003, p. 6) explique que le propriétaire a un contrôle total sur t aux autres modes et que le niveau de la confidentialité est très élevé.
Copropriété
La copropriété, ou partenariat entre individus, se présente lorsque deux ou plusieurs personnes, généralement, amies ou proches, partagent la propriété d'une entreprise. La loi ne distingue pas entre l'entreprise et ses propriétaires. Par ailleurs, les partenaires doivent rédiger un contrat légal de prise de décision et de division des bénéfices. Dans les petits partenariats, le management est, généralement, partagé entre les propriétaires, et la prise de décision se fait en accord entre eux.
Propriété familiale
Une petite entreprise familiale est une entreprise contrôlée par ses fondateurs ou leurs successeurs (Poutziouris et al., 2008, p. 614). Celle-ci est définie par Daily (1977) comme « une entreprise ayant au moins une génération à la propriété et où la relation entre les membres de la famille et la prise de décision est dynamique et interactive. Les caractéristiques suivantes
(1) La présence de membres de la famille à des postes de management accord pour préserver le contrôle familial ; (3) Les
des membres de la famille et ne sont pas négociées publiquement ; (4) Les produits et services ; (5) Le nom de la famille ».
Après avoir spécifié les différents aspects des PNE, nous déduisons que celles-ci représentent :
-
- Elles ont une taille réduite par rapport aux entreprises de leur sec une zone géographique limitée.
-
individu, soit une copropriété entre amis ou bien une propriété familiale.
- Le management et le contrôle se font par le(s) propriétaire(s) dont les objectifs personnels guident et influencent directement les décisions organisationnelles.
-
légitimes, responsables et fiables.
PNE » a été remplacée par le terme anglais « Start-up » devenu populaire vers la fin des années 1990. Ce terme désigne, selon Chabbal (2016, p. 3), « une entreprise de petite taille en processus d
onomique ». Marty (2002, p. 6) ajoute que « les startups sont des entreprises qui se sont lancées dans une course folle pour pouvoir planter pionnière auprès des futurs consommateurs ».
Chapitre 4
, les définitions de « Start-up » et de « PNE » se ressemblent, il existe plusieurs différences entre ces deux structures. Ces différences se manifestent notamment dité de la croissance caractérisant chacune. Chabbal (2016, p. 3) explique que « la différence entre une « start-up » et une jeune entreprise accroître ses effectifs et à lever des fonds. Le terme de « start-up » présuppose également un objectif de croissance rapide du chiffre
».
Les « Start-up » représentent donc une catégorie de PNE qui, selon Marty (2002, p. 6), parient à la fois sur la val
Nous allons exposer, dans le paragraphe suivant, les caractéristiques du contexte tunisien relatives au développement des PNE.
2. Contexte tunisien relatif au développement des petites et nouvelles entreprises
Au cours de la dernière décennie, la Tunisie a connu plusieurs changements aux niveaux politique, économique, social et culturel. La révolution de 2011 représente un tournant marqué par des changements profonds. En effet, r
un régime opaque et centralisé. Comme dans toutes les révolutions qui ont eu lieu dans ce long processus, un apprentissage des fondements de la démocratie est en train de se réaliser. Cet apprentissage a naturellement causé une certaine instabilité politique. Celle-ci est déterminée par la propension à changer de gouvernement (Alesina et al., 1996, p. 197). Depuis 2011, la Tunisie a connu plusieurs épisodes politiques particuliers. En six ans, trois présidents et sept chefs de gouvernement ont été élus. Chacun avait ses orientations et sa perception des tunisiennes. En effet, Dhaoui (2015, p. 3) explique que
long terme. Par ailleurs, cette instabilité a touché la dimension économique. Depuis 2011, le
développement 6
la Suisse signale que « malgré les progrès politiques et sécuritaires, les indicateurs
6 Rapport économique 2016 Tunisie, Département fédéral des affaires étrangères, Ambassade de Suisse en Tunisie,
r un fort déficit courant de 9% du PIB ». Ces problèmes se sont reflétés par la baisse de la compétitivité des entreprises tunisiennes. Selon le rapport mondial de la compétitivité, la Tunisie a reculé de 55 places entre 2010 et 2015. Elle a passé de la 32ème place à la 87ème place
proliférer. Le
par « Transparency International »7, a chuté de la 59ème place sur 177 pays en 2010 à la 76ème
place sur 168 pays en 2015. « Transparency International » indique que 62% des Tunisiens corruption. L'Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption 8 (INLUCC) mentionne, dans
son rapport publié le 30 août
depuis 2016, dont 832 ont été transmis aux autorités responsables. Le sondage réalisé en 2016, par le cabinet de consulting « Sigma conseil » en collaboration avec « Konrad-Adenauer- Stiftung, KAS », a montré que les secteurs les plus touchés par la corruption, tels que perçus par un échantillon représentatif de 1005 Tunisiens sont : la douane, la politique, les collectivités et tion en Tunisie a favorisé le -
les formes d'emploi informel, c'est-à-dire, l'emploi sans protection sociale et sans paiement d'impôt, y compris le travail indépendant dans des petites entreprises non enregistrées ainsi que l'engagement de salariés non déclarés. Duchene et Seghir (2009, pp. 21-24) mentionnent que «
principalement dans le commerce et les services ». Ces auteurs ajoutent que « - entreprises ayant une taille moyenne ». Ces dernières freinent le développement des petites entreprises du secteur formel et mettent en péril leur existence. En effet, en ayant moins de charges salariales, aucun impôt à verser et aucuns frais de conformité aux normes de travail, les entreprises du secteur informel sont susceptibles de fournir des biens et des services à des prix relativement bas, rivalisant avec les entreprises du secteur formel ayant plus de charges à couvrir.
7 https://www.transparency.org
Chapitre 4
la base de données de l Institut National de la Statistique, actualisée le 06 octobre 2017, la Tunisie compte en total 740054 entreprises privées, dont 736754 sont des micros et petites entreprises, soit 99% du total des entreprises du secteur privé. Ce nombre a évolué de 24% entre 2010 et 2015 grâces treprises.
La figure suivante illustre ces flux.
Figure 19 :
(INS, Répertoire national des entreprises, 2016)
Malgré le pic des sorties et la
elles ont survécu aux difficultés économiques rencontrées. À cet effet, selon Boukhris (2015, p. 168), le taux de survie éclaire sur les chances passage représente un cas particulier du taux de survie. Bernard et al. (2008, p. 21) le définissent comme « la probabilité pour une entreprise de survivre une année de plus selon son âge, après avoir surmonté tous les obstacles depuis sa création ». Le Répertoire National des Entreprises a délibéré les résultats du suivi de la su
Figure 20 : Survie des micros et petites entreprises de la génération 2000
(Répertoire national des entreprises, 2016) La figure ci-
ième année et environ 40% cessent leurs activités au cours de la cinquième année. Néanmoins, le taux de passage se stabilise dans le temps.
entrepreneurs, se trouvant en difficulté, se servent du mensonge pour acquérir de la légitimité
La section suivante porte sur la manière dont nous avons conçu et opérationnalisé notre recherche.