2. LITERATURE REVIEW
2.2. BORN GLOBAL INTERNATIONALIZATION STRATEGY
Milieu du XVI
esiècle
pierre calcaire polychromeH. 160 ; L. 49 ; P. 33
Classé au titre des monuments historiques
(18 février 1908)
Restauré en 2008 par Florence godinot mise sur cales,
bichonnage et étude stratigraphique Budget : 3 955 €
Saint-Jean-Baptiste.
Eglise Saint-Parres de Praslin (Aube) © P. Stritt
aube praslin eglise saint-parres
une couche colorée, actuellement visible sous les lacunes. En revanche, la polychromie originale est très lacunaire et imperceptible à l’œil nu. La sculpture était peinte avec les couleurs habituelles : extérieur de la chape rouge, croix et ceinture dorées, robe brune, carnations roses pâles, agneau ocre. Cette étude a mis en évidence une œuvre abou- tie, bien construite, qui est le résultat d’un travail de maître comme le montrent certains éléments : les veines sur les mains, la musculature, le mouvement retranscrit par les pieds et les orteils, la ceinture avec des feuilles de lierre au bout, le drapé qui se relève dans le bas ou encore la terrasse guillochée qui imite un sol naturel végétal. Ces détails ont été remis en valeur par l’homogénéisation des couches polychromiques effectuée sur la statue.
Baptiste se tient debout, vêtu d’une tunique en peau de bête ceinturée à la taille et surmontée d’un drapé noué à l’épaule et sur sa hanche droite. Ce drapé est flanqué de croix grecques sculptées en relief. Il tient dans ses bras un agneau vers lequel il regarde. Son visage est finement exécuté. Il a la bouche légèrement ouverte et l’on peut voir sa den- tition figurée à l’intérieur. Les arcades et les sourcils sont bien définis. On dénote un certain creusement des joues qui fait ressortir ses pommettes et donne du volume au visage.
Il y a une certaine volonté de réalisme dans les pelages qui sont figurés en détail et les drapés sont souples.
Des manques étaient à signaler, sur la terrasse, l’oreille de l’agneau et les cheveux de Saint-Jean- Baptiste, ainsi que quelques épaufrures. Cependant, les pattes de l’agneau étaient intactes ce qui est assez rare. La surface était fortement empoussiérée et encrassée. Les couches picturales étaient cas- santes, épaisses et écaillées. Lors des précédentes restaurations, les côtés de la terrasse avaient été retaillés et sa partie gauche restituée à l’aide de plâtre.
Dans un premier temps, la structure a été mise sur cales. Les restitutions de mauvaise qualité ont été éliminées comme celles du bord gauche de la terrasse. Ensuite, la surface a été dépoussiérée, nettoyée et les couches picturales re-fixées. Des retouches ponctuelles sur le dernier repeint appa- rent ont permis de rendre homogène la sculpture. Enfin, un film très fin, appliqué en surface, assure la protection de l’œuvre.
Sur le plan technique, des traits gravés à la pointe sont visibles sur la tête de l’agneau. Ces marques non originelles pourraient être le témoi- gnage d’une technique de moulage à la terre. La sculpture a été taillée dans un seul gros bloc de pierre, sans assemblage. Au revers, elle est seulement ébauché et n’est pas polychrome, ce qui prouve qu’elle était destinée à être posée en applique.
L’étude des couches picturales révèle que plusieurs repeints ont été passés sur l’œuvre. La couche visible est un repeint gris foncé où des dorures rehaussent les décors en bas-relief. En dessous, on retrouve un badigeon gris plus clair posé sur
aube
prÉCy-notre-dame
Eglise de l’Assomption
L
a statue représente la Vierge cou-ronnée portant l’Enfant Jésus. La technique utilisée est celle de la ronde-bosse, taillée dans de la craie très tendre.
Vierge à l’Enfant
sculptureXVI
esiècle
pierre calcaire polychromeH. 102 cm ; L. 42 cm ; P. 37 cm
Classé au titre des monuments historiques
(9 octobre 1961)
Restauré en 2008 par Clara Stagni nettoyage, dessalement, consolidation
Budget : 5 489 €
Vierge à l’Enfant.
Eglise de l’Assomption. Précy-Notre-Dame (Aube) © P. Stritt
aube
mettent de se faire une vague idée de la répartition des couleurs à l’origine. Les tonalités générales des différents vêtements ont été retrouvées, mais aucun motif n’a été relevé. On note cependant la présence d’un galon doré en bordure de chaque pièce de vête- ment, dont la couche de mixtion jaune sous-jacente est bien conservée, même si la feuille d’or a disparu. Les cheveux de la Vierge et de l’Enfant étaient également revêtus d’une dorure sur mixtion, ainsi que le globe. D’autre part, on retrouve, au-dessus de cette polychromie originale, une couche blanche qui pourrait correspondre à la préparation d’une polychromie postérieure ou encore à un badigeon destiné à masquer les îlots colorés.
Les précédentes restaurations s’étant dégradées dans le temps, elles ont été reprises et remplacées par des matériaux plus durables. Les différences de couleur notables, entre l’œuvre d’origine et les restitutions, ont été harmonisées afin de pallier à un rendu assez grossier.
La Vierge, présentée en pied, tient l’enfant Jésus sur son bras gauche et attrape son talon par la main droite. Elle porte une couronne et ses cheveux torsadés lui descendent dans le cou. Les drapés de ses vêtements rendent une impression de souplesse et de légèreté.
Jésus, quant à lui, ressemble à un chérubin, son visage est poupin et son attitude est bien celle d’un enfant : il est en mouvement, il rit et agrippe les cheveux de sa mère. Enfin, on peut remarquer qu’il tient un globe dans sa main gauche qui, à l’origine, était surmonté d’une croix latine.
La sculpture reposait uniquement sur deux barres métalliques scellées dans la paroi et une tige en cuivre empêchait le basculement de l’œuvre. Elle présentait également des efflorescences salines à certains endroits, dues à une forte humidité et à la présence importante de plâtre.
D’autre part, lors d’une précédente restauration, les éléments manquants avaient été recollés ou rem- placés (main dextre de la Vierge et pied senestre de l’Enfant) et les fissures comblées au plâtre. Ces ragréages étaient débordants et la nature de leur ma- tériau constitutif ne permettait pas de les conserver. La première étape a consisté en un dessalement de la statue à l’aide de compresses imbibées d’eau déminéralisée. Ensuite, la partie sommitale de la tête a été recollée. Il a également fallu reprendre les anciens comblements qui avaient déjà été ef- fectués. Pour cela, les fissures ont été dégagées et ragréées, au même titre que les autres cavités et percements. On a ensuite nettoyé légèrement la pierre puis consolidé et refixé la couche picturale à l’aide d’une résine choisie en raison de sa compati- bilité avec le matériau et de sa bonne stabilité dans le temps. Dans une seconde étape, la restitution de la main et du pied de l’Enfant, ainsi que certains ragréages au mortier, ont été retouchés au moyen de pigments minéraux liés à la résine qui avait déjà été utilisée préalablement.
Enfin, la dernière étape de cette restauration a per- mis d’aménager et de sécuriser le socle et la fixation de l’œuvre. Deux nouvelles équerres métalliques ont été ajoutées pour supporter la statue et masquée par un coffrage en contreplaqué.
La polychromie a presque entièrement disparu, excepté dans les fonds des reliefs. Ces marques per-
prÉCy-notre-dame Eglise de l’Assomption
aube
premierFait
eglise saint-laurent
S
ainte Syre est une sainte originaired’Arcis-sur-Aube, qui est souvent confondue avec sainte Sabine (ou sainte Savine). Elle fut longtemps aveugle mais recouvra la vue dans le