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Rational treatment design and its challenges

Le 25 mai de cette même année 1967, le Consilium et la Sacrée Congrégation des Rites publient l’Instruction sur le culte du mystère eucharistique. L’introduction de ce document précise qu’il a été préparé à la demande de Paul VI qui souhaitait « rendre plus intelligibles les signes par lesquels l’Eucharistie est célébrée comme Mémorial du Seigneur et honorée dans l’Église comme sacrement permanent » (n° 4). Selon Tillard qui en a fait le commentaire, « l’idée directrice de toute l’Instructio est, sans nul doute, la re-centration du culte eucharistique autour de la célébration communautaire du Mémorial du Seigneur255 ».

252 Cf. J. A. J

UNGMANN, Missarum sollemnia, II, p. 313-314.

253

“Da questi rilievi consegue che il momento più opportuno, direi anzi ‘suo proprio’, per il ‘tempo di sacro silenzio’ dopo la Communione sarebbe da situare tra l’invito Oremus e la preghiera di ringraziamento fatta dal sacerdote e che, per sua natura, è conclusiva dei riti di Comunione (e di tutta la celebrazione). In sede di studio questi rilievi sembrano opportuni; nella pratica attuazione ci si deve attenere al Documento intenso nella lettera e nello spirito” (F. DELL’ORO, Commento della Instruzione “Tres abhinc annos”, p. 309).

254

A. BUGNINI, Précisions sur la deuxième Instruction…, p. 1125.

255 J.-M. R.T

L’Eucharistie est toujours une célébration de toute l’Église. Tout culte eucharistique en dehors de la messe est relié à la célébration.

L’Instruction fixe un ensemble de règles pour la communion. Elle sera donc donnée au cours de la messe, après celle du prêtre. Le temps d’action de grâce est évoqué :

La prière privée après la communion

L’union spirituelle avec le Christ qui est la fin même de ce sacrement, ne doit pas être cherchée uniquement au moment de la célébration eucharistique ; elle doit se poursuivre encore dans toute la vie chrétienne de sorte que les fidèles du Christ, contemplant sans cesse par la foi le don reçu, mènent leur vie quotidienne dans l’action de grâce sous la conduite de l’Esprit Saint et produisent des fruits de charité plus abondants.

Pour qu’ils demeurent plus facilement dans cette action de grâce, qui, dans la Messe, est offerte à Dieu de façon éclatante, on recommandera à chacun de ceux qui ont été restaurés par la sainte communion de rester en prière pendant un certain temps256.

On recommande donc « de rester en prière pendant un certain temps » après avoir reçu la communion. Cette action de grâce a lieu directement après la communion. En prenant un temps de silence après la communion, le célébrant manifeste son respect pour tous les membres de l’assemblée afin que chacun puisse s’exprimer personnellement à Dieu257.

Le moment après la communion est bref. Cette action de grâce est appelée à se prolonger au-delà de la célébration : elle « doit se poursuivre encore dans toute la vie chrétienne », afin de vivre toute sa vie dans le prolongement de « son sommet eucharistique258 ».

Cette action de grâce se prolonge de manière particulière dans la prière devant le Saint-Sacrement. Les consignes concernant le « déroulement du rite d’exposition » mentionnent l’importance du silence :

Pendant l’exposition, tout sera réglé pour que les fidèles soient appliqués à la prière et attentifs au Christ Seigneur. Pour alimenter la prière intime, on peut admettre des lectures de la Sainte Ecriture, avec une homélie, ou de brèves exhortations conduisant à une meilleure appréciation du mystère eucharistique. Il convient aussi que les fidèles répondent à la Parole de Dieu par leur chant. Il importe de ménager un silence sacré au moment voulu259.

256 S

ACRÉE CONGRÉGATION DES RITES et CONSILIUM POUR L’APPLICATION DE LA CONSTITUTION SUR LA

LITURGIE,Instruction Eucharisticum mysterium, n° 38.

257 Cf. Th. M

AERTENS, Nouvelles instructions pour la réforme liturgique, p. 21-22 : « Le célébrant [...] manifeste tout au long de la célébration son souci de servir. Il cherchera [...] à manifester sa charité à l’égard de l’assemblée [...] respectant tous les membres de l’assemblée dans leurs démarches particulières de prière, en instaurant, par exemple, un temps de silence qui permette à chacun de s’exprimer personnellement à Dieu après la communion (cf. n° 38) ».

258

Cf. E. J. LENGELING, Die Eucharistie-Instruktion, p. 213: „Neu gegenüber früheren Dokumenten ist schliesslich, dass die Bestimmungen begründet werden und wie das geschieht: [...] die private Danksagung nach der Kommunion als Hilfe, das ganze Leben als das zu leben, was es in seinem eucharistischen Gipfel besonders deutlich ist: Danksagung und Hingabe in Glaube und Liebe“.

259

SACRÉE CONGRÉGATION DES RITES et CONSILIUM POUR L’APPLICATION DE LA CONSTITUTION SUR LA

S’il est un peu étonnant de permettre une homélie pendant l’adoration du Saint- Sacrement, il est heureux que des temps de silence ne soient pas oubliés ! Cela est encore rappelé un peu plus loin :

Les expositions brèves du Saint-Sacrement, qui ont lieu conformément au droit, seront elles aussi organisées de telle façon qu’avant la bénédiction avec le Saint-Sacrement on accorde, selon l’opportunité, un temps convenable pour des lectures de la Parole de Dieu, des cantiques, des prières et une oraison prolongée quelque temps en silence260.

Retenons de cette Instruction que le silence après la communion est appelé à se prolonger après la messe et dans toute la vie chrétienne, et particulièrement lors de la prière pendant l’exposition du Saint-Sacrement, qui renvoie à la célébration eucharistique et en est son prolongement.

5.3.6. Eucharistiae participationem (1973) : le silence permet de donner toute leur force