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6 Resultater

6.1 Pasientgrunnlag

6.1.6 Mikrobiologiske funn

Dans un travail de recherche, le cadre théorique est le socle fondamental et indispensable à la formulation mais également au traitement de la problématique en permettant la mise en place des outils de traitement et d’analyse des données obtenues dans notre recherche.

En effet, c’est au prisme des concepts sociologiques présentés dans le cadre théorique que la richesse brute obtenue sur le terrain pourra être exploitée grâce à une analyse approfondie des données recueillies.

Ainsi, dans le cadre de ce mémoire, c’est l’approche structuraliste qui a été privilégiée, notamment par le biais de la théorie du constructivisme structuraliste de Pierre Bourdieu (1979), prolongée dans le domaine sportif par Christian Pociello (1989).

L’une des notions majeures décrites par le paradigme structuraliste et conflictuel est l’approche du social, étudié sous un aspect dynamique car la société est sans cesse soumise à un mouvement interne et externe (Corneloup, 2002). Pour Bourdieu (1979), les échanges sociaux sont conditionnés par une « structure qui organise le jeu des possibles » mais ces structures sont « le produit de jeux de rapport de force entre différents groupes sociaux en lutte sur un marché particulier ».

Au sein de cette théorie, il faut donc bien comprendre que le social doit être étudié à partir de la saisie au préalable des différences qui opposent les uns et rassemblent les autres (Corneloup, 2002). De même, il est nécessaire de considérer que « l’individu se reconnaît, implicitement ou explicitement, comme appartenant à un groupe d’appartenance ou une classe avec laquelle il compose » (Ibid.).

Cependant, la seule appartenance à un groupe social n’est pas suffisante pour la compréhension des logiques d’action des individus, il faut prendre en compte la structure sociale dans laquelle ils se trouvent car c’est au travers de leur position au sein de cette structure que les individus construisent leurs stratégies d’action. L’individu agit donc « sous l’effet d’une structure relationnelle qui organise les consommations et les interactions sociales en fonction des jeux de rapports de domination et de distinction des groupes sociaux, l’individu n’est pas seulement déterminé par la présence de marqueurs sociaux » (Bourdieu, 1979 ; Corneloup, 2002).

Pour Pierre Bourdieu, les comportements des agents sociaux doivent s’observer a prisme de deux concepts, l’objectivisme et le subjectivisme.

Dans l’objectivisme, Bourdieu souhaite montrer l’existence de « structures objectives » indépendantes de la conscience et de la volonté des agents et qui imposent aux individus des normes d’actions, les orientant et les contraignant à agir d’une certaine façon. Ces structures évoluent avec le temps mais façonnent les identités des individus.

Dans le constructivisme, l’objectif de Bourdieu est de démontrer l’existence dune genèse sociale, c’est-à-dire que l’habitus va amener l’individu à s orienter vers une pratique. Il y a un jeu de construction qui a pour effet d’inscrire l’agent dans un processus qui va le façonner socialement (Corneloup, 2002).

Aussi, pour Bourdieu, les agents sont pris dans un ensemble de relations qui forment une configuration particulière : c’est un champ.

Ce champ est une sphère de la vie sociale qui s’est autonomisée et qui possède ses propres règles de fonctionnement. La société est donc traversée par différents champs sociaux, plus ou moins autonomes et développés, mais toujours en lutte interne car le jeu dans un champ consiste à imposer et maitriser la définition identitaire, l’enjeu, du champ. Aussi, les différents acteurs ont différentes formes de capitaux, aux structures et volumes différents en fonction des individus, pour lutter et exister dans le champ. Bourdieu identifie 4 formes de capitaux : économique, culturel, social et symbolique. Ces capitaux permettant d’agir au sein du champ, il est intéressant d’en tenir compte dans notre analyse sur la pirogue car, activité délocalisée, les structures de capitaux évoluent en fonction des terrains d’accueil de l’activité, ce qui peut engendrer des interprétations et des réadaptations différentes.

Ces différentes luttes amènent Bourdieu à définir le concept de violence symbolique, des puissants, les dominantes, imposant leur pouvoir sur des plus faibles, les dominés. Les normes des dominants apparaissant alors comme les normes légitimes et socialement admises.

Christian Pociello a prolongé les réflexions bourdieusiennes et structuralistes au domaine sportif, notamment avec la création de l’Espace des Sports (1995), application de l’Espace des positions sociales de Bourdieu (1979) à la sphère sportive.

Pociello cherche à montrer les jeux stratégiques entre groupes sociaux par des oppositions binaires sur des éléments culturels (Corneloup, 2002). Par exemple, Pociello identifie des variables discriminantes liées à l’instrumentalisation des pratiques, à la distance au corps, à l’aspect énergétique ou informationnel ou encore à une dominante ludique ou ascétique. Aussi, la saisie de la lecture symbolique des pratiques est fondamentale car c’est une source de discrimination. En effet, les pratiques sportives sont attachées à des images, à des symboles et à des signifiés qui expliquent en grande partie le choix des pratiques.

De plus, Pociello note un marquage sexuel, social et générationnel des pratiques qui les distribuent socialement. Ainsi, « l’inscription dans une modalité de pratique engage une vision d’un monde où l’on se positionne socialement par rapport à la société et par rapport aux autres modalités de pratiques » (Pociello, 1995 ; Corneloup, 2002). Cette pensée renvoie directement à l’une des questions initialement posées et traitant des pratiquants et des modalités de pratique. Ainsi, le positionnement social a-t-il un poids sur la façon de pratiquer ?

De même, pour bien saisir la pensée de Pociello, il faut noter que les acteurs sportifs se situent « dans un champ où la dynamique des cultures sportives obéit à la logique du façonnage des produits sportifs dans une lutte entre acteurs, entre acteurs et publics et entre publics » (Ibid.).

Enfin, pour résumer, il faut bien comprendre l’utilisation de la sociologie du sport comme une compréhension de l’organisation sociale, faite de relations. Ces relations sont à comprendre avec une dualité de sens, d’une part, des relations d’attraction de rapprochement, créant un sentiment d’appartenance par le partage de valeurs communes, mais d’autre part, des relations conflictuelles et de luttes entre individus pour se faire une place et dominer au sein du champ (Pociello, 1999). Cela est ici à mettre en lien avec les différents clubs de pirogue en Bretagne, leur place dans le champ de pratique et les modalités et ambitions qu’ils souscrivent dans l’offre sportive proposée.