Apresentamos, a seguir, uma tradução do francês para o português do capítulo-ficção
“Uma história ideal”.
Vite! Transportons-nous dans le café... Les deux personnages - l'auteur les a laissés sans nom. Je nomme: je pense qu'il s'agissait de Clarice et Isaac. Transportons-nous dans le café où Clarice le vit soudain.
Ils sont assis. Cela commence par une banquette. Elle parle sans le regarder. Ils sont dans un cotoiement. Ensuite, Isaac parle. Il s'agit seulement de poèmes, de la prison et de la liberté du poème. Soudain commence leur histoire. A ce moment même, au café. Ils ne se regardaient pas. Ne se sont pas regardés venir, ne se sont pas vus. L'amour se déclare sans mots. S'il existe un éclair noir, ce fut cela. Ils sont frappés. Clarice sent le coup. Je n'ai pas demandé cela, dit-elle. Elle regarde la salle. Elle voit les tables, les chaises; mais pas lui. A ce moment-là il était midi. Quoi, ce serait l'amour, cet étonnement? Autour d'eux tout a été légèrement plus lumi-
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Rápido! Transportemo-nos ao café... Os dois personagens – a autora as deixou sem nome. Eu nomeio: eu penso que se tratava de Clarice e Isaac. Transportemo-nos ao café onde Clarice o vê de repente.
Eles estão sentados. Isso começa por uma banqueta. Ela fala sem o olhar. Eles estão bem próximos um do outro. Em seguida, Isaac fala. Trata-se apenas de poemas, da prisão e da liberdade do poema. De repente começa a história deles. Nesse exato momento, no café. Eles não se olhavam. Não se viram chegar, não se viram. O amor se declara sem palavras. Se existe um relâmpago negro, foi isso. Eles foram atingidos. Clarice sente o choque. Eu não pedi isso, diz ela. Ela contempla a sala. Ela vê as mesas, as cadeiras; mas não o vê. Naquele momento era meio dia. O quê, seria o amor, essa surpresa? Em torno deles tudo ficou levemente mais lumi-
209 neux. Un peu plus que lumineux. Sauf eux. Ils étaient tout noirs. Elle ne vit même pas, à cet instant à quel point elle ne le voyait pas. Une tache noire dans la lumière. Mais les voix se rencontrent. Là se passait la rencontre, dans une timidité grandissante. Le temps est extrêmement lent: il se répand sur des années. Mais inversement si rapide qu'ils sont précipités loin en avant de chaque pensée. Là-dessus tombe sur leur étonnement le mot: jamais.
Sur tout cela tombe le mot “jamais”: sur le café, sur les chaises, sur les années suivantes.
Chacun venant de pays si éloignés. Elle aime, il aime, avec jamais. Sans pays. Il dit: 3ie. Et nie devient nid dans une autre langue.
Il lui donne le jamais. Elle ne savait pas que c'était: le présent. Un jamais infini, qui ne connaît pas l'heure. A partir de 3ie elle apprend. C'est un art, une adresse, c'est un métier: l'étude de l'amour, sans l'aide de la mort.
Tout commence par ce “jamais”, à l'intérieur duquel il y a quelques fois. Un désert avec jardins. Un paradis très sec.
La main donnée aussitôt reprise, aussitôt rendue, mais rendue perdue. Il n'y a aucun espoir. Voilà leur secret. En sortant du café, encore étourdie par le coup, debout, mais renversée par le char invisible, elle s'est aperçue qu'elle n'avait pas vu Isaac. Elle était restée intérieure, la voix près de
noso. Um pouco mais que luminoso. Menos eles. Eles estavam completamente escuros. Ela nem vê, nesse instante, a que ponto ela não o via. Uma mancha preta na luz. Mas as vozes se encontram. Lá se passava o encontro, numa timidez crescente. O tempo é extremamente lento: ele se estende pelos anos. Mas inversamente tão rápido que eles são precipitados longe além de cada pensamento. Nesse momento cai sobre a surpresa deles a palavra: jamais.
Sobre tudo isso cai a palavra “jamais”: sobre o café, sobre as cadeiras, sobre os anos seguintes.
Cada qual vindo de países tão longínquos. Ela ama, ele ama, com jamais. Sem país. Ele diz: 3ie. E nie torna-se nid em outra língua.
Ele lhe dá o jamais. Ela não sabia que era: o presente. Um jamais infinito, que não conhece a hora. A partir de 3ie ela aprende. É uma arte, um talento, é um ofício: o estudo do amor, sem o auxílio da morte. Tudo começa por esse “jamais”, no interior do qual há algumas vezes. Um deserto com jardins. Um paraíso muito seco.
A mão dada imediatamente retirada, logo devolvida, mas devolvida perdida. Não há nenhuma esperança. Eis o segredo deles.
Saindo do café, ainda aturdida pelo golpe, de pé, mas derrubada pela biga invisível, ela percebeu que não tinha visto Isaac. Ela se mantivera introspectiva, a voz
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i210 próxima 210 sa voix. La prochaine fois, je vais le regarder. Mais des années plus tard elle ne l'avait toujours pas fait. Ils se rencontraient toujours intérieurement. Les corps s'étaient connus, corps à corps, mais sans image. Elle est d'une taille exceptionnellement élevée, ce que j'oublie aussitôt. Car je la vois mêlée à l'air et à la mer, ses éléments.
Ensuite l'histoire dure très longtemps. Ils la regardent passer avec le même étonnement décennie après décennie.
(J'essaie d'écrire sans mort. Sera-ce une tragédie ? Je ne sais pas. Je les suis. L'histoire un peu étrange est de plus en plus étrange au fur et à mesure que, dehors, passent les années. Si fragile et si éternelle...?) Ils vivent comme deux prisonniers extrêmement libres. Se donnant l'extraordinaire liberté que nous donnent les morts. Voyageant, écrivant, rencontrant, dans la séparation. Dans son sein, dans ses bras de parenthèse.
Ils aimaient cette sorte de vie qu'ils n'avaient pas voulue: sans aucune propriété, sans maison, sans toit, vie au désert avec une cruche et deux corbeaux, voilà ce qui leur était tombé du ciel : vie autre. Autre que leurs vies.
Ne pouvant décider de rien, ils recevaient. Par coups, par surprise. Du temps dans le jardin, il y en a, mais presque pas, mais assez. Un peu de temps, juste assez. L'entretemps partout sur la terre tendu de fils d'or invisibles.
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à sua. Da próxima vez, vou olhar para ele. Mas anos mais tarde ela ainda não o fizera.
Eles se encontravam sempre interiormente. Os corpos se conheceram, corpo a corpo, mas sem imagem. Ela é excepcionalmente alta, o que esqueço imediatamente. Pois eu a vejo confundida com o ar e com o mar, seus elementos.
Em seguida a história demora-se longamente. Eles a vêem passar com a mesma surpresa década após década.
(Eu tento escrever sem morte. Isso será uma tragédia? Não sei. Eu os sigo. A história um pouco estranha é cada vez mais estranha à medida que, fora, passam os anos. Tão frágil e tão eterna...?)
Eles vivem como dois prisioneiros extremamente livres. Dando-se a extraordinária liberdade que nos dão os mortos. Viajando, escrevendo, encontrando, na separação. No seu seio, nos seus braços de parêntese. Eles amavam esse tipo de vida que não desejaram: sem nenhuma propriedade, sem casa, sem teto, vida no deserto com um cântaro e dois corvos, eis o que lhes caíra do céu: vida outra. Outra que suas vidas. Não podendo nada decidir, eles recebiam. Por golpes, de surpresa. Tempo no jardim, há tempo no jardim, mas quase nada, mas suficiente. Um pouco de tempo, justo o suficiente. O entretempo por toda parte sobre a terra estendido de fios de ouro invisíveis.
211 Et pour pays: la distance. Il y a un pays entre nous. Es ist ein Land Distanz, tissé d'échos et de Voix. Il y a ce pays Distance, échos dans le corps, échos dans l'espace. Entre nous le loin, un peu plus et un peu moins.
Et pour terre: absences, absences avec présence, absences sans oubli, avec évocation
Sans terres, sans toit, mais jamais sans texte. Voilà le secret.
C'est le truc? Je ne sais pas. Parfois on pourra penser qu'ils n'appartiennent pas au genre humain; ce serait une erreur. Ceux qui les connaissent témoignent: ils sont comme vous et moi. Seulement frappés une fois il y a très longtemps, renversés, et précipités: dans une histoire. Qui ne mourait pas de mort. Comme punis de bonheur. Excusez-moi, je peins avec maladresse, parce que, je dois l'avouer ici même, j'éprouve en les aimant, une grande répulsion. Si “auteur” que je sois, et apte à quelque ascétisme, je ne vais pas jusqu'à “comprendre” une condition inhumaine.
Moi qui éprouve une extase cachée à partager un repas avec la personne aimée. Nous mangeons le pain du monde et tout est pardonné.
Ce que nos personnages ne font jamais. A quel point ils ne partageaient jamais le repas quotidien: c'est que cela leur était arrivé quelques rares fois de prendre
E por país: a distância. Há um país entre nós. Es ist ein Land Distanz, tecido de ecos e de Vozes. Há esse país Distância, ecos no corpo, ecos no espaço. Entre nós o distante, um pouco mais e um pouco menos.
E por terra: ausências, ausências com presença, ausências sem esquecimento, com evocação.
Sem terras, sem teto, mas nunca sem texto. Eis o segredo.
É o truque? Não sei. Às vezes poderíamos pensar que eles não pertencem ao gênero humano; seria um erro. Aqueles que os conhecem testemunham: eles são como vocês e eu. Somente atingidos uma vez há muito tempo, derrubados, e precipitados: em uma história. Que não morria de morte. Como punidos de felicidade. Desculpem-me, eu pinto sem jeito, porque, devo confessar aqui mesmo, eu sinto amando-os, uma grande repulsão. Por mais “autora” que seja, e apta a qualquer ascetismo, eu não chego a “compreender” uma condição inumana.
Eu que sinto um êxtase oculto em compartilhar uma refeição com a pessoa amada. Nós comemos o pão do mundo e tudo é perdoado.
O que os nossos personagens nunca fazem. A que ponto eles nunca compartilhavam uma refeição cotidiana: é que lhes ocorrera algumas raras vezes de
ensemble un repas, ils avaient mangé, dans la lumière silencieuse avec
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fazer juntos uma refeição, eles comeram, na luz silenciosa com
212 une pudeur. Comme s'ils avaient été élevés ensemble au sein. Et ensuite plus jamais. Comme s'ils n'avaient plus mangé ensemble depuis le sein. Mais retrouvant lentement le goût le plus ancien.
Je les suis: il n'y avait pas de pays. Mais il y avait ce lieu qui se développait autour d'eux. Il y avait toujours un livre pour se retrouver. Entre eux de longues lettres qu'ils ne postaient pas, ne s´envoyaient pas, s´envoyaient autrement.
Et la correspondance? Il n'y en a pas. Une lettre directe, directement, elle ne peut pas l'envisager. Ce serait une rupture d'infini. Elle ne peut s'y résoudre. La lettre, ils l'écrivaient, il n'y en avait qu'une, c'était cette histoire qui n'était pas finie.
Ils parlaient la même langue: c'est d'elle que je veux parler. Une langue très rapide, dans laquelle ils s'étaient rencontrés et aimés avant de s'aimer: entendus. Leur langue ailée, elliptique, et qu'ils pouvaient parler avec la même vitesse lumineuse dans leurs autres langues.
Dans leur langue, où ils ne rencontrent pas de limite. Jouissant l'un devant l'autre de toutepuissance: ils allaient, avec l'impudeur tranquille qui décuple la force, pourchassant des pensées beaucoup plus fortes qu'eux-mêmes. Un écrire à voix haute. Voilà ce qu'ils se permettaient de faire. Dans la forêt, les yeux fermés, cherchant l'inouï.
C'est pourquoi, lorsqu'ils se parlent, dans la 213
pudor. Como se eles tivessem sido criados juntos ao seio. E em seguida nunca mais. Como se eles não tivessem mais comido juntos desde então. Mas redescobrindo lentamente o gosto mais antigo. Eu os sigo: não havia país. Mas havia esse lugar que se desenvolvia em torno deles. Havia sempre um livro para se encontrar. Entre eles longas cartas que eles não
postavam, não se enviavam, se enviavam
diferentemente.
E a correspondência? Não há correspondência. Uma carta direta, diretamente, ela não pode pensar nisso. Seria uma ruptura de infinito. Ela não pode se conformar com isso. A carta, eles a escreviam, só havia uma, era essa história que não tinha terminado. Eles falavam a mesma língua: é dela que eu quero falar. Uma língua muito rápida, na qual eles se encontraram e amaram antes de se amarem: entendidos. Sua língua alada, elíptica, e que eles podiam falar com a mesma velocidade luminosa nas suas outras línguas.
Na língua deles, onde eles não encontram limite. Usufruindo um diante do outro de todo-poder: eles iam, com o impudor tranqüilo que decuplica a força, perseguindo pensamentos muito mais fortes que eles mesmos. Um escrever em voz alta. Eis o que eles se permitiam fazer. Na floresta, os olhos fechados, procurando o inaudito.
Por isso, quando eles se falam, na 213
belle obscurité qui les rassemble, ils sont tendus comme des fauves, tremblants d'alerte, et sortant de l'expédition, à bout de souffle, ils se couchaient par terre, coureurs vaincus par le triomphe. Epuisement qui était un repos et un recueillement: parce que c'était leur propre épuisement.
Et il y avait les textes: écrits dans leurs autres langues dans lesquelles ils se rendaient visite.
(Sans les langues, cette histoire aurait-elle été? Sans nos patries maternelles à la chair meuble et parfumée? Ils y avaient toujours vécu. Nés pour la sorcellerie de vivre ailleurs, nés pour la sorcellerie moderne de parler à qui n'est pas là, nourris de mots magiques. Nés pour la difficulté de jouir de l'absence.)
Ils se rencontraient en plusieurs langues, allant d'une langue à l'autre, complétant l'une par l'autre: ce qui ne peut se pleurer en brésilien, elle le fait résonner en russe, lui, jouant du français dans son allemand; et chacun de s'aventurer d'un pas maladroit mais plein d'espoir dans les langues de l'autre.
Ils souffrent un peu, sans savoir si c'est d'innocence ou de culpabilité: ne s'habituant jamais à être devenus étrangers. Étrangers parmi nous, par chute par précipitation hors de toute loi, étrangers à eux-mêmes. Ils ne se reconnaissent pas. Cela entretient dans leurs
bela obscuridade que os une, eles estão tensos como animais selvagens, trêmulos de alerta, e saindo da expedição, exaustos, eles se deitavam, corredores vencidos pelo triunfo. Esgotamento que era um repouso e um recolhimento: porque era o próprio esgotamento deles.
E havia os textos: escritos nas outras línguas deles nas quais eles se visitavam.
(Sem as línguas, essa história teria sido? Sem nossas pátrias maternas de carne macia e perfumada? Eles teriam sempre vivido ali. Nascidos para a bruxaria de viver em outro lugar, nascidos para a bruxaria moderna de falar a quem não está presente, alimentados de palavras mágicas. Nascidos para a dificuldade de gozar da ausência.)
Eles se encontravam em várias línguas, indo de uma língua a outra, completando uma com a outra: o que não se pode chorar em brasileiro, ela o faz ressoar em russo, ele, lançando mão do francês no seu alemão; e cada qual de se aventurar com um passo desajeitado mas pleno de esperança nas línguas do outro.
Eles sofrem um pouco, sem saber se é de inocência ou de culpa: não se habituando nunca a ser tornados estrangeiros. Estrangeiros entre nós, por queda por precipitação fora de qualquer lei, estrangeiros a eles mesmos. Eles não se reconhecem. Isso mantém nos
yeux cette lueur d'étonnement infantile – “ je ne peux pas croire
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olhos deles esse brilho de surpresa infantil – “Eu não posso acreditar
214 que cette femme qui aime ce que je n'aurais pas aimé, ce soit moi.” La violence continue à les précéder. Comme s'ils lisaient cette histoire (quoi est la leur) dans un livre avec la plus vive incrédulité.
C'est que c'était une histoire. Et ils n'en avaient pas eu l'idée. Ils avaient été frappés d'innocence.
Mais cela n'existe pas, il ne nous est pas permis d'être innocents, pas sur la terre.
Vivant sous deux lois, obéissant à deux législations, ils chancellent.
Se sentent soudain coupables d'une telle innocence. Alors ils fuient sous l'orage. Croyant que l'orage les poursuit.
Seraient-ils punis pour avoir une telle chance? (Moi aussi, enfant, j'étais inquiète de bon- heur. )
Mais ils avaient payé d'avance, n'est-ce pas? Ayant été comblés et dépouillés dans la même heure, et jetés au désert. Et même ainsi, il leur arrive de se demander s'ils ne sont pas encore beaucoup trop riches. Mais nous ne pouvons pas vivre de moins. Le moins suivant, c'est la mort.
Alors ils se permettent de jouir de leur grande pauvreté. Clarice allait au marché le vendredi, et devant les étals de légumes, elle jouissait d'absence et de solitude, et de la beauté innocente des légumes. Le monde a une perfection. Nous
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que essa mulher que ama o que eu não amaria, seja eu.” A violência continua a precedê-los.
Como se eles lessem essa história (que é a deles) em um livro com a mais viva incredulidade.
É que era uma história. E eles não tinham se dado conta. Eles foram tocados de inocência.
Mas isso não existe, não nos é permitido ser inocentes, não sobre a terra.
Vivendo sob duas leis, obedecendo a duas legislações, eles hesitam.
Sentem-se repentinamente culpados de tanta inocência. Então eles fogem sob a tempestade. Acreditando que a tempestade os persegue.
Seriam eles punidos por ter tanta sorte?
(Eu também, criança, era inquieta de felicidade.) Mas eles pagaram antecipadamente, não é? Tendo sido satisfeitos plenamente e despojados na mesma hora, e jogados no deserto. E mesmo assim, acontece de eles se perguntarem se eles não são ainda muito ricos. Mas nós não podemos viver com menos. O menos seguinte, é a morte.
Então eles se permitem de gozar da grande pobreza deles. Clarice ia à feira às sextas-feiras, e diante das bancas de legumes, ela gozava de ausência e de solidão, e da beleza inocente dos legumes. O mundo tem uma perfeição. Nós
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aussi nous avons la perfection sans éclat des légumes. Dieu, dieu, dieu, permets et pardonne, jamais il n'y eut de si secrète religion, de jouissance si religieuse. Ils appellent Dieu, auquel ils ne croient pas, au secours, parce que vivre si invisiblement est parfois très semblable à mourir. Et Dieu leur répondant, ils revenaient à la lumière intense de leur histoire. (J'ai oublié de le dire: ils ne s'appelaient jamais. Entre eux pas de Clarice, pas d'Isaac. Il n'y avait pas d'escalier dans lequel lancer le nom, pas d'allée familiale, pas de balcon. Pas d'usage. Et à l'intérieur, ils vivaient dans la nudité sans nom.)
Habitant, je ne sais plus comment t'appeler, le plus ancien et le plus jeune, sinon t'appeler ma douleur - parce que c'est le plus beau compliment que je puisse te faire, douleur qui est synonyme de la joie, joie synonyme de douleur
Comme tu m'es étrangère, étranger, mon amour, Comme moi à moi-même, et je me laisse aller à toi jusqu'à presque, jusqu'à approcher presque de l´état jamais atteint, jamais désiré d'appropriation
Comment sans t'attribuer à moi, se forme 216
também temos a perfeição sem o brilho dos legumes. Deus, deus, deus, permite e perdoa, jamais existiu tão secreta religião, de gozo tão religioso.
Eles chamam Deus, em quem eles não acreditam, ao socorro, porque viver tão invisivelmente é às vezes muito parecido com morrer. E Deus lhes respondendo, eles voltavam à luz intensa da história deles.
(Eu me esqueci de dizer: eles não se chamavam nunca. Entre eles nada de Clarice, nada de Isaac. Não havia escada na qual lançar o nome, não havia corredor familiar, não havia varanda. Não havia