CAPÍTOL 2: MARC TEÒRIC
2.1 La competència emocional
2.1.1 La rellevància de les emocions dins el sistema educatiu
Les tests visent à reproduire la réaction décrite par le patient suspect d’une allergie à une substance parfumée contenue soit dans un parfum, un cosmétique parfumé ou un détergent parfumé. Pour cela, il est nécessaire de connaître la réaction initiale en sachant que le tableau clinique des allergies aux parfums peut être multiple. Néanmoins, le plus souvent l’allergie à une substance parfumée se manifeste par un eczéma de contact (hypersensibilité retardée), les réactions immédiates sous forme d’urticaire ou les réactions photo-induites étant beaucoup plus rares [100].
Il faut toutefois garder à l’esprit que des faux négatifs peuvent exister en raison d’un certain nombre de causes telles que [107] :
- Les rayons ultraviolets diminuent le nombre de cellules de Langerhans et donc la réactivité de la peau. Il faut en tenir compte lors de la réalisation des tests.
- Certaines substances sont parfois testées à des concentrations trop faibles. C’est un problème fréquent lorsqu’on teste des produits dits « finis » (généralement constitués de plusieurs ingrédients en faible concentration).
- La lecture a peut-être été trop précoce
- Certaines médications influencent la réactivité de la peau comme les immunosuppresseurs tels les corticostéroïdes ou la cyclosporine.
8.1.4.1. Les tests épicutanés ou patch-tests :
Ils représentent le gold standard de l’exploration des hypersensibilités retardées de contact. Ils consistent à reproduire un eczéma sur la peau en regard de la substance suspectée [85]. Les tests épicutanés ou patch-tests sont généralement réalisés sur le haut du dos parce que la surface y est suffisamment grande pour y appliquer de nombreuses substances. On considère que la réactivité de la peau du dos est comparable à la réactivité d’autres zones du corps. Les substances testées sont appliquées sur la peau et maintenues sous occlusion pendant 48
heures. Au bout de ce laps de temps, les réactions ne sont pas encore terminées et la lecture proprement dite interviendra plus tard.
Différents types de sparadraps peuvent être utilisés. Les plus courants sont les Finn Chamber® (figure 44) constitués de cupules discoïdes de 8 mm, en aluminium, fixées sur un sparadrap hypoallergénique. Il existe aussi des supports de tests avec chambres en plastique (polyéthylène ou polypropylène) de forme carrée comme les IQ Chamberst® [107].
Figure 47 : Photographies des différentes étapes d’application des patchs lors d'un test
épicutané [109].
La réaction allergique se développant en 2 à 3 jours, la lecture du test se fait généralement vers la 72e ou la 96e heure. La réaction d’eczéma est évaluée selon les critères proposés par l’International Contact Dermatitis Research Group (ICDRG) [101]. Généralement un patch-test est considéré positif selon une notation de l’ICDRG en fonction de l’intensité de quatre critères : prurit, érythème, papule et vésicules (tableau9) (figure 45) [100].
Tableau 9 : Critères de lecture des tests épicutanés selon l'International Contact Dermatitis [110]
Score Interprétation Lésion élémentaire
NT Non testé Sert à coter un allergène manquant dans une série
- Négatif Absence de réaction
+ ? Douteux Erythème simple
+ Réaction positive
faible
Erythème et œdème
++ Réaction fortement positive
Erythème et œdème et vésicules bien visibles
+++ Réaction violement positive
Erythème, œdème et vésicule coalescentes ou bulles
IR Réaction d’irritation Œdème absent, aspect fripé, papules, pustules, vésicules, nécrose, Réactions limitées à la zone de contact
Test positif + : oedème et érythème
Test positif ++ : oedème, érythème et vésiculation
Test positif à 3+ :la bulle repose sur une collerette
d’oedème érythémateux.
Figure 48 : Photographies des lésions observées suivant les résultats du test épicutané [107,110].
En plus de la lecture proprement dite, une interprétation des tests est nécessaire. En effet, selon la nature des allergènes testés, une faible réaction peut avoir plus ou moins de signification. Certaines réactions d’irritation sont parfois difficiles à distinguer de réactions allergiques. Ces réactions d’irritation n’ont aucune signification et proviennent uniquement de l’occlusion prolongée nécessaire à la réalisation des tests [107].
En cas de suspicion d’une allergie aux parfums, les tests épicutanés sont donc réalisés à partir de la batterie standard avec ses cinq « marqueurs » (colophane, baume du Pérou, lyral, fragrance mix I et fragrance mix II), des 26 molécules parfumantes connues comme allérgène et le produit suspects utilisé par le patient. Ce dernier sera testé tel quel si sa forme galénique le permet (lotion, crème. . .) [100].
8.1.4.2. Les tests semi-ouverts :
Ils sont utilisés pour les mascaras, shampooings et laques facilement irritants. Ils consistent en l’application, à l’aide d’un coton-tige d’une infime quantité du produit suspecté sur une surface cutanée de 1 cm2 environ. Après évaporation, l’endroit du test est recouvert d’un adhésif acrylique et la lecture s’effectue alors comme un test épicutané [100].
8.1.4.3. Les tests ouverts ou open tests :
Classiquement, cette méthode de test s’applique aux produits inconnus. En effet, la substance supposée allergisante est appliquée sur l’avant-bras, mais sans être recouverte d’un pansement occlusif. Les lectures à 48 heures et à 72 ou 96 heures sont identiques à celles des tests épicutanés standard dans l’espoir de reproduire un eczéma.
Les tests ouverts sont également pratiqués en cas de suspicion d’une réaction immédiate (urticaire de contact), notamment pour les substances parfumées. Celle-ci est alors appliquée telle quelle sur le tégument (de préférence au niveau de la face antérieure de l’avant-bras) sans la recouvrir d’un pansement occlusif. Généralement, le produit reste appliqué sur le tégument pendant 15 minutes et les lectures s’effectuent à 20, 30 et 60 minutes. Les principales substances parfumantes ayant un pouvoir urticant sont regroupées dans le tableau ci-dessous [100] :
Tableau 10 : Exemples de substances parfumantes pouvant être responsables d'urticaire de contact
[100]
8.1.4.4. Les tests ouverts à application répétée (ROAT tests) :
Ils sont réalisés lorsque la lecture des tests épicutanés est négative, malgré une forte suspicion clinique. Ils consistent à faire appliquer dans le pli du coude ou sur la face antérieure de l’avant-bras l’agent parfumé suspect matin et soir, classiquement pendant sept à dix jours. Cependant, des applications répétées sont parfois nécessaires sur une période de deux à trois semaines pour pouvoir déclencher la réaction initiale. En effet, le temps nécessaire pour obtenir un ROAT test positif chez un patient dépend à la fois de son degré de sensibilisation et de la concentration de l’allergène au moment de l’exposition.
Ainsi, la peau du dos n’est pas toujours représentative de localisations telles que les paupières, le cou ou les aisselles où est appliqué l’allergène déclenchant la réaction allergique de contact d’où l’importance des tests répétitifs [100].
8.1.4.5. Les tests de réintroduction réalistes ou tests d’usage :
Ils consistent à réappliquer sur la zone du tégument, initialement atteinte, le produit fini incriminé après dix à 15 jours d’arrêt et la constatation d’une amélioration clinique. Cette application doit s’effectuer dans les conditions tout à fait analogues à celle de la vie courante dans l’espoir de reproduire la réaction décrite par le patient [100].
Nom usuel Nom INCI
Cinnamaldéhyde Cinnamic alcohol Mousse de chêne Isoeugénol Eugénol Hydroxycitronellal Cinnamal Cinnamyl alcohol Evernia prunastri Isoeugénol Eugénol Hydroxy-citronellal