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Grunnlag for systeminnovasjon i kommunal sektor

4. Resultater

4.3. Problemstilling 3: Hvorfor har ikke systemet fanget opp ungdommene og deres behov, og hvordan

4.3.2. Grunnlag for systeminnovasjon i kommunal sektor

Notre travail de recherche est présenté dans quatre parties.

La première partie expose les résultats théoriques et pose la question de la résilience dans le contexte des désastres et de l’application à l’accident de Fukushima Daiichi. Le premier chapitre présente l’accident de Fukushima Daiichi et plus particulièrement le contexte, les données et les problèmes en termes de gestion. Le deuxième chapitre se concentre sur une revue de littérature sur le désastre, les contextes extrêmes et la résilience et propose une étude des modèles de processus de résilience. Le troisième chapitre est consacrée au gap théorique et présente la question de recherche, les auteurs principaux mobilisés dans le cadre théorique, Karl Weick, et Edward Powley, et leurs apports pour étudier l’accident de Fukushima Daiichi. La deuxième partie se concentre sur la méthodologie. Le quatrième chapitre revient sur le témoignage de Masao Yoshida, le contexte de ses auditions, les biais et atouts et la description de la méthodologie. Le cinquième chapitre décrit la mise en œuvre de l’analyse. La méthode menée pour étudier notre cas se divise selon les quatre étapes suivantes :

31 - Considérer le matériau dans sa globalité et établir ses frontières à partir de notre

volonté d’étudier l’entrée en résilience

- Construire un modèle théorique à partir du cadre établi au premier chapitre et des lectures linéaires du matériau

- Analyser à proprement parler le matériau afin de repérer les premiers marqueurs de notre modèle

- Confronter les données du témoignage aux données officiels des rapports d’enquête afin de croiser les informations et approfondir notre modèle.

La troisième partie présente les résultats de la recherche et pose la question de la modélisation de l’entrée en résilience en regard du témoignage, des rapports d’enquête et de notre cadre théorique. Le sixième présente l’analyse du verbatim de Yoshida et le septième chapitre celle des rapports d’enquête. Le huitième chapitre présente les résultats principaux : la gestion divisée entre on-site et off-site et la modélisation du processus d’entrée en résilience.

Le modèle d’entrée en résilience défendu dans cette thèse est le suivant. L’entrée en résilience commence à la rencontre d’un événement hors-norme. Cet événement impose une rupture d’intelligibilité du fait de son unicité, son originalité et de la non-préparation des individus, l’événement n’ayant jamais été imaginé. Les individus entrent, à la suite de l’événement, dans une phase liminale d’entre-deux. Cette phase représente un passage entre deux situations, celle d’avant et celle qui va advenir. A ce moment, tout est flou, ambigu et à mettre en question. Se révèle alors la capacité des individus à donner du sens à la situation à laquelle ils font face. S’ils y parviennent, un groupe dédié à la gestion, hors de contraintes et frontières habituelles, décide et agit afin de trouver des solutions : le groupe se forme, adapte, bricole et s’organise par rapport aux réalités du terrain. Chaque nouvel événement nécessite, s’il détruit l’existant créé, que le processus d’entrée en résilience se remette en place. Nous montrerons que lorsque tout est détruit, le collectif persiste. Il s’agit alors de reconfigurer la dimension sociale de l’organisation en crise afin de retrouver des capacités d’action collective.

La quatrième partie présente une discussion des résultats de la recherche. Le neuvième chapitre revient sur le modèle d’entrée en résilience, le dixième sur les résultats empiriques et le onzième sur la méthodologie. Cette partie montre que l’accident de Fukushima Daiichi

32 permet d’analyser une organisation mise à l’épreuve du fait d’une gestion de crise toujours au bord du chaos. Les différents travaux mobilisés dans cette partie montrent que la fiabilité de l’organisation dépend de l’intervention de ses membres, de leurs capacités à agir collectivement et à gérer les écarts.

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Première partie

L’accident de Fukushima Daiichi à la lumière des

travaux sur les contextes extrêmes

35 Cette partie est consacrée à la présentation des données mobilisées dans la thèse et à la présentation du cadre théorique. Ce dernier est construit et utilisé pour étudier le processus de résilience des organisations en contexte extrême et analyser notre matériau de recherche, le témoignage de Masao Yoshida, directeur de la centrale de Fukushima Daiichi, et un ensemble de rapports d’enquête sur l’accident.

Le premier chapitre est consacré à l’accident de Fukushima Daiichi. Le but est de décrire les circonstances de l’accident (la centrale, les faits, les décisions prises et actions mises en œuvre), les données à disposition permettant d’expliquer et de comprendre les faits (rapports d’enquête, témoignages, publications scientifiques) et les problèmes de gestion auxquels ont fait face les hommes sur le site. Un questionnement découle de cette présentation : pouvons-nous parler d’une organisation résiliente face à une crise imprévue, imprévisible et hors-dimensionnement ? Le deuxième chapitre repose sur une revue de littérature sur le concept de résilience dans le contexte des désastres. A partir de ces éléments de littérature, le troisième chapitre présente le gap théorique étudié à savoir la phase spécifique d’entrée en résilience en période de crise et les auteurs clés mobilisés pour répondre à ce gap.

Notre but est ici de théoriser la réponse d’un collectif à un désastre pour lequel il n’y a pas eu de préparation adéquate, le désastre n’ayant pas été imaginé. Nous travaillons sur l’entrée en résilience, c’est-à-dire la période qui va du pré-désastre à la réponse immédiate puis à l’initiation de réponses organisées. En effet, nous nous concentrons sur les « 5 jours » de Fukushima Daiichi (du 11 au 15 mars 2011) et, au niveau de l’échelle, sur la réponse des individus et des groupes puisque nous nous focalisons sur ce qu’il s’est passé à l’intérieur de la centrale.

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Chapitre 1. L’accident de Fukushima Daiichi :

contexte, données et problèmes en termes de gestion

Ce chapitre rappelle les circonstances de l’accident, les acteurs clés de la cellule de crise et son fonctionnement et les données à disposition pour étudier l’accident. Il s’agit in fine de savoir s’il est possible de dire que la gestion de crise mise en place a permis à l’organisation d’être résilience ou non.